Constitution de la société

L’ABIR fut constituée le 31 janvier 1898 sous la forme de société à responsabilité limitée faisant suite à la société belge « Anglo-Belgian India Rubber § Exploration Cy » (société anonyme) en liquidation constituée le 6 août 1892 par John Thomas North  également connu sous le nom de colonel North,  le capital primitif était de 1 millions de francs (232.000 francs libérés). La société en liquidation fit apport de tout son actif et son passif à la nouvelle société créée. En rémunération de ces apports, il est attribué aux apporteurs  toutes les 2.000 parts représentant l’avoir social, chaque action de jouissance de la société en liquidation a donné droit à une part divisée en 10ième pour les rendre plus accessible aux bourses modestes  (1, 3-134 ,25-135 à 137). 

Les apporteurs à la nouvelle société étaient (1) :

  1. Alex de Browne de Tiège agissant :

    1. En son nom, comme propriétaire de 60 parts ;

    2. Comme mandataire de l’E.I.C., possédant 1.000 ;

  2. Comte Horace van der Burch, agissant :

    1. En son nom, comme propriétaire de 58 parts ;

    2. Comme mandataire de Mrs A Van den Nest, propriétaire de 125 parts ;

  3. Charles de Wael agissant :

    1. En son nom, comme propriétaire de 6 parts ;

    2. Comme mandataire de Mrs Alexis Mols, Alfred Osterrieth, Maurice Ortmans, Thys et Vanderlinden, Ernest Vanderlinden, Henri Vanderlinden,  propriétaires de 75 parts ;

  4. Jules Stappers, propriétaire de 5 parts ;

  5. Frédéric Reiss, propriétaire de 3 parts ;

  6. Alphonse Lambrechts, propriétaire de 40 parts ;

  7. Constant de Browne de Tiège, propriétaire de 50 parts ;

  8. Bunge et Cie, propriétaire de 50 parts ;

  9. W Mallinckrodt, propriétaire de 45 parts ;

  10. M Bonvoisin-Deprez, propriétaire de 5 parts ;

  11. E. Lowet, propriétaire de 5 parts ;

  12. Ruys et Cie, propriétaire de 2 parts;

  13. François Greil, propriétaire de 1 part ;

  14. Prosper Greitz, propriétaire de 2 parts ;

  15. Société Anversoise du Commerce au Congo, propriétaire de 150 parts ;

  16. Julien Van Stappen, propriétaire de 10 parts ;

  17. L. § W. Vandevelde, propriétaire de 5 parts.

     

    Le Conseil d’administration à la constitution de cette nouvelle société était représenté par Mrs

     Van Den Nest  Arthur, Président ; Mols Alexis ; Comte Van Der Burgh ; De Browne de Tiège ; Van Stappen (25-135 à 137).

Objet

L’A.B.I.R. avait pour but de faire dans les limites les plus étendues toutes opérations commerciales d’importations et d’exportations, d’armements, d’exploitations commerciales et industrielles, minières, forestières, agricoles et autres

La société pouvait , à cet effet, faire toutes les acquisitions et reventes de concessions ou de propriétés mobilières ou immobilières utiles ou nécessaires à son commerce ou à son industrie, ester en justice en son nom, compromettre et faire tous actes qu’elle jugera utiles ou nécessaires (1).

Investissements, exploitations, résultats, cotations, dividendes

En 1896, la société exporta 265 tonnes de caoutchouc pour en arriver en 1900 à 1.230 tonnes. Des dividendes furent versés aux actionnaires en conséquence: 1 francs en 1893 et 1894, 55 francs en 1895, 200 francs en 1896, 500 francs l’année suivante, puis 1.100 francs en 1898 et jusqu’à 2.100 francs, et cela après de gros amortissements qui ont permis de passer à zéro différents postes du bilan, notamment le mobilier en Belgique et les matériel des plantations en Afrique.

 

Avec seulement 232.000 francs versés à la constitution (1892), l’A.B.I.R. avait obtenu des résultats extraordinaires. En 1900, elle était donc arrivée à réaliser plus de 20 fois son capital versé (bénéfice net de 5 millions de francs).  Les actions étaient alors cotées à 19.600 francs. 

 

 

Leurs concessions d’exploitation se situaient  dans le bassin des rivières de Lopori et Maringa (13-49, 25-135 à 137).

En 1903, L’A.B.I.R.  reprit l'exploitation de la société Isanghi et  prit une participation dans la société néerlandaise Galang société ayant des intérêts en Malaisie (3-134).

L’A.B.I.R. et l’Anversoise firent des bénéfices inouïs, mais leurs concessions furent des enfers. Les agents de ces sociétés ne connaissaient qu’une loi: celle du lucre. Leur conduite, dans plus d’un cas, ne différa guère de celle des « sentinelles » indigènes qu’ils employaient (14-109).

 

Fusion

Le 26 octobre 1911, la société A.B.I.R. et la Société Anversoise de Commerce au Congo (L’Anversoise) fusionnèrent pour former la Compagnie du Congo Belge ; vu que les actifs avaient une valeur  équivalente, il a été attribué à chaque société apporteuse 17.000 parts Compagnie du Congo Belge  (12-(26/01/1912)-545).