update: 2020-08-22 18:50
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TRUST COLONIAL S.A.

 

 

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Constitution

Le Trust Colonial fut constitué le 7 avril 1899, le capital de 15 millions de francs fut représenté par 150.000 actions de capital de 100 francs belges ; il fut créé, en outre, 150.000 actions de dividende réparties par moitié à titre d’avantage à L’Africaine et l’autre moitié aux autres souscripteurs, au prorata de leurs souscriptions.

Les 150.000 actions de capital furent souscrites par 301 comparants : 
Les actions furent libérées à concurrence de 25% et une somme de 3 millions fut mise à la disposition de la nouvelle Société (12-(24-25/04/1899)-1973).
Le 2 mai 1899, 25.000 actions de capital furent mises en souscription publique au prix de 110 francs (21-(1901 T1) -781/782)

Conseil d’administration 

Baron de Moreau d’Andoy, Président ; H. Hage-Orban de Xivry ;Alfred Roose ; Eugène Carez ; Arthur Roose ; Camille d’Heygere, G. Bruneel de Montpellier, Aug. Collet, Adolphe Bero.
Commissaires : MM. Jules Mussely, Arn. d’Udekem d’Acoz, Marquis N. de Liveri, Victor De Coen (21-(1899 T1) -111).

Objet

A titre principal, toutes opérations financières et de crédit qui furent de nature à faciliter et à développer les entreprises coloniales, quelles qu’en soient leur nationalité ou leur nature et qu’elles aient pour but le commerce, l’industrie, l’exploitation des richesses du sol ou du sous-sol, les travaux publics, les voies de communication ou les transports par terre et par eau ;
S’intéresser dans toutes autres entreprises, participer à leur exploitation, à la constitution de sociétés pour leur exploitation ou à leur cession ou apport à des sociétés à constituer ou déjà constituées ;
Acquérir et vendre toutes valeurs d’Etat, obligations et actions de sociétés ayant pour but des entreprises coloniales, accessoirement d’autres valeurs ; faire sur ces titres toutes opérations de crédit, les émettre ou participer à leur émission et à leur placement, soit par souscription, soit par garantie ;
Concourir à l’acquisition de tous domaines coloniaux ainsi que tous privilèges, toutes concessions territoriales, agricoles, minières ou autres ; à cet effet, faire, directement ou par intermédiaire avec les gouvernements, compagnies à charte ou autres, toutes opérations tendant à l’obtention de concessions et privilèges, contribuer à leur mise en valeur, en faire apport ou cession, fusionner avec d’autres sociétés et faire, en un mot, en tous pays toutes opérations financières, commerciales, industrielles, immobilières et autres qui soient susceptibles d’une manière directe ou indirecte de développer le mouvement colonial ou l’application de ce que comporte son objet social ;
Faire toutes ses opérations soit en son nom, soit au nom de tiers et pour leur compte ou en participation avec eux (12-(24-25/04/1899)-1973).

Modification du capital, évènement(s), participation(s), dividende(s), cotation

Rapport de L’Africaine du 30 janvier 1900. - Le Trust colonial fut destiné à apporter à l’Africaine son concours financier pour la réalisation d’affaires en cours ou nouvelles, et ce but fut largement réalisé. Le Trust s'était assuré des avantages considérables et il y avait lieu de bien augurer des résultats attendus.(21-(1900 T1) -115). 

Rapport de novembre 1901. - Les débiteurs et banquiers repris au bilan pour un montant de 4.428.304,16, représentaient pour la plus grande part le compte courant de L’Africaine. La composition du portefeuille ne fut pas communiquée. Ci-après, détail des participations : 

- L’Africaine. Cette Société déploie toujours une grande activité et les résultats ne pourront tarder à devenir satisfaisants.
- Cie du Luabo. Cette compagnie a des ressources très diverses pour assurer à ses actions un dividende qui augmentera graduellement. Au dernier bilan le bénéfice est de 600,000 francs, appliqués à l’augmentation de l’actif.
- Cie générale Franco-Malgache. Le premier bilan solde par une perte de francs 150.407,11 par frais de toute nature ; mais la Société poursuit ses installations et la seule vente du bétail lui assure une réussite certaine.
- Cie de la Mobaye. Le pays est riche et fertile; la liane en caoutchouc abonde; les installations se font sans perte de temps ni d’argent et on augure de brillants résultats.
- Guinée portugaise. On peut espérer que la nouvelle direction tirera un parti avantageux des nombreuses propriétés de la Compagnie.
- Comptoir commercial de Benguella. Pour 1901, cette Société aura reçu 100 tonnes de caoutchouc, 252 kg d’ivoire, 9 tonnes de cire, 8 tonnes de copal. Elle est très bien installée. Les résultats souffrent de la baisse du prix du caoutchouc (6 francs au lieu de 8.50).
- Produits Végétaux du Haut-Kassai. L’exercice 1900-1901 a reçu 124 tonnes de caoutchouc ; la quantité compensera la moins-value.
- Cie du Gorongoza. Encore en période d’installation.
- Trust Colonial Portugais. S’applique au développement de la Cie des Mines d’or de Macequece. La richesse des gisements attirera bientôt l’attention des grands marchés financiers sur cette partie du territoire de la Compagnie du Mozambique.
- Cie de la Kadei-Sangha. L’administration a été modifiée et on put ensuite prendre possession de la concession, laquelle vaut les meilleures régions du Congo belge et où l’on compte trouver 10 tonnes de caoutchouc par mois.
Et d’autres sociétés comme La Brésilienne, Monopole du Portugal, Crédit Commercial Congolais, Plantations de Lubefu, Sud-Est Africain, Abuna (21-(1901 T1) -781/782).
Rapport de novembre 1902. - Les débiteurs et banquiers repris au bilan d’un montant de 4.965.934,94 francs représentaient en grosse partie le compte courant de L’Africaine. Aucune indication de la composition du portefeuille.
Le bilan de l’époque montre également que les deux premiers exercices donnèrent un bénéfice ce qui ne sera pas de même pour les autres exercices ou les pertes s’accumulèrent.
La réserve extraordinaire fut employée au rachat de 500 actions de la Société (21-(1902 T1) -743/744).
1903 - A l’assemblée de décembre 1903, le Conseil, alléguant l’inopportunité, et d’ailleurs approuvé par la majorité, ne fournit aucun détail sur le portefeuille qui nécessairement était analogue à celui de L’Africaine.
La réserve extraordinaire fut employée au rachat de 5.000 actions de la Société (21-(1905 T1) -652). 

1904 - La créance d’environ 5 millions sur l’Africaine fut indiquée comme bien garantie. Les Participations indiquées au bilan représentaient surtout des avances en vue de l’affaire des chemins de fer de la Bolivie, qui paraissait en bonne voie. Le chemin de fer de Quélimane allait être construit, ce qui permettrait de réaliser les terrains (21-(1905 T1) -652).

1905 - La composition du portefeuille fut toujours ignorée. Dans les bénéfices de l’exercice, le produit du portefeuille fut trop faible que pour être indiqué à part. Les notices sur les filiales mentionnaient quelques espérances sur un meilleur avenir (21-(1906 T1) -671). 

1906 - Le produit du portefeuille ne fut toujours pas indiqué. Les négociations poursuivies par l’Africaine n’eurent pas encore abouti. Les bénéfices indiqués comprenaient des intérêts portés en compte, sauf pour la créance sur l’Africaine, laquelle comprend principal et intérêts. Le portefeuille fut composé des mêmes valeurs que celui de l’Africaine.
Le 30 août, les pertes accumulées furent compensées par la réduction du capital et réserve, le capital fut alors ramené à 3.750.000 francs ; la valeur nominale des actions fut réduite à 25 francs (21-(1907 T1) -1113).
1907 -La composition fut communiquée : voir portefeuille
Les titres, participation et propriété donnés en gage furent remis à la Société La Luinha qui, à l’intervention de la Cie Auxiliaire Générale, de Paris, filiale, de la Caisse des Propriétaires, de Bruxelles, prêta, pour 5 ans, au Trust Colonial la somme de 650.000 francs, étant dit qu’un Comité aura, pour une période de 10 ans, la gestion de ce portefeuille, avec faculté de réalisation. En cas de réalisation du gage, le Trust recevra le solde du prix de vente après déduction du montant prêté, de l’intérêt à 6%, de 10% du produit des titres vendus en dessous du pair de 50% de tout ce qui dépassera le pair.
Le Trust vendit à la Cie La Luinha, pour 300.000 francs, le domaine de la Lifune (rivière en Angola) dans l’Angola portugais.
Le portefeuille complet était estimé à 4.197.112,06 francs; deux valeurs seulement étaient cotées.
La créance du Trust sur l’Africaine fut réglée par transfert au premier de tout l’actif et passif de la seconde, sauf les actions Trust Colonial (21-(1908 T1) -1302). 
1908 - La convention faite avec la Cie Luinha, à laquelle le Trust apporta la majeure partie de son portefeuille, à des conditions qui le laissa d’ailleurs dans une situation précaire, fut annulée et remplacée par une autre comportant cession à la Compagnie d'Entreprises Coloniales d’une partie réduite de son portefeuille, une autre partie servant à libérer le Trust de la plus grande partie de ses dettes ou engagements et le surplus lui restant. On voit dans le tableau les valeurs cédées à la Cie d’Entreprises Coloniales, celles restant au Trust et enfin celles cédées à divers.
A cette époque, le Trust possédait 22.000 actions ordinaires Cie d’Entreprises Coloniales, un portefeuille porté pour 259.000 francs., une participation dans Mozambique Mines de 139.000 francs, des débiteurs pour une somme de 1.155.000 francs dont le Trust poursuivait activement la rentrée, des dettes pour 972.000 francs que le Trust espérait apurer rapidement, par transactions, pour arriver à un chiffre moindre (21-(1910 T1) -812/813).

1909 - L’administration espéra arriver à compenser l’actif et le passif de façon à libérer les 22.000 actions Cie d’Entreprises Coloniales qui pourraient être distribuées aux actionnaires. L’affaire Luabo sera reconstituée; la créance du Trust réduite de 500.000 à 250.000 francs sera payée; les actions Luabo actuelles sont sans valeur et tout le reste du portefeuille valait fort peu de chose (21-(1910 T1) -812). 

1910 - Le Trust Colonial ne pouvait encore dire si l’actif, en dehors des 22.000 actions Cie d’Entreprises Coloniales, suffirait à apurer le passif (21-(1911 T1) -1000).
1911 - Le 6 mars, le capital fut ramené à 1.500.000 francs, la valeur nominale des actions fut réduite à 10 francs (21-(1912 T1) -1569) 
1912 - L’AG du 29 décembre 1911. La Société transigea avec trois créanciers contre remise de 6.500 actions ordinaires Cie d’Entreprises Coloniales.
Il resta au Trust Colonial 15.500 actions Cie d'Entreprises Coloniales qui, au cours des dernières transactions (8,50 francs) valaient 131.750 francs, et un portefeuille estimé à 6.925 francs D’autre part, elle avait pour 283.000 francs de dettes (21-(1912 T1) -1570).

Cours au 31/12 (francs belges) (21-(1912 T1) -1569/70)

Exercices

Act cap.

Act div.

1899

70

40

1900

41

19

1901

28

14

1902

19

7

1903

20

6

1904

15

4

1905

15

5

1906

14

3

1907

9

2

1908

7

1

1909

4

1

1910

6

1

 

Fusion, faillite, dissolution et mise en liquidation

Le Trust Colonial fut dissout et la société fut mise en liquidation le 29 décembre 1911 (12-(19/01/1912) -431).

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