update: 2020-07-23 15:26
Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives
 

Société de Plantations & d'Elevage du Kivu S.A.

Constitution

La société fut constituée le 7 décembre 1926 avec un capital de 500.000 francs représenté par 1.000 actions de capital de 500 francs ; il fut créé, en outre, 500 parts de fondateur. Le siège social fut établi à Anvers.
Sur le nombre de titres émis, 200 actions de capital libérées de 25% et 250 parts de fondateur furent attribuées à M. Henri Capart pour apport décrit ci-après.
Les 800 actions de capital restantes furent souscrites contre espèces, les 250 parts de fondateur furent partagées entre les souscripteurs suivant leurs conventions particulières.

Apport(s)

Monsieur André Capart, planteur, demeurant à Roubaix, fit apport à la Société, du droit d’occupation pendant cinq ans, en vue de la conclusion d’un bail emphytéotique de trente ans, accordé par le gouvernement du Congo Belge, sur 347 hectares de terres, situées à Nya-Birehe, avec toutes les plantations, notamment d’une pépinière de 200.000 caféiers.

Conseil d’administration 1927

Administrateurs : MM. François Diels, le comte Maximilien de Renesse-Breidbach, Camille Pelgrims, Charles Vandewynckele, Joseph Wagemans, Charles Vuylsteke, Charles de Prêter.
Commissaire : M. Henri Jacqmain
 

Objet

Plantations et l’élevage, et, en général, toutes opérations commerciales, industrielles, financières, exploitations agricoles, maritimes, minières et autres en Afrique.
Pouvoir acquérir, par voie de concession, d’apport ou de toutes autres façons, tous biens, meubles et immeubles.
Pouvoir aliéner, concéder ou louer tout ou partie de ses biens, participer par apports ou autrement à d’autres sociétés et se fusionner avec elles (21-(1928 T3)-1141/42).
 

Modification(s) du capital

Le 6 décembre 1927, l’AGE décida d’augmenter le capital à 3 millions de francs par la création de 5.000 actions de capital de 500 francs souscrites en espèces ; il fut créé 250 parts de fondateur attribuées aux souscripteurs à raison de une part pour 20 actions souscrites.

Les 5.000 actions de capital libérées de 50% furent souscrites par :

MM. le comte Maximilien de Renesse-Breidbach, 250 actions ; François Diels, 2.550 actions ; Henri Jacqmain, 100 actions ; H. Janssens-Foulon, 80 actions ; Camille Pelgrins et Fils, 100 actions ; Charles Vandewynckele, 1.000 actions ; Joseph Wagemans, 920 actions (30-(1928 P 390 à 393).

Le 2 juin 1931, le capital fut porté à 7 millions de francs par création de 8.000 actions de capital nouvelles de 500 francs, jouissance prorata-temporis, souscrites au pair le 4 août 1931 par la Compagnie du Kivu, à charge de les offrir en rétrocession au même prix aux porteurs d’actions de capital et parts de fondateur anciennes, à titre irréductible, au prorata de leurs titres et dans les conditions de délai à fixer. A la même date, les 115 parts de fondateur attribuées à l’origine à M. Henri Capart furent annulées purement et simplement; par la suite il fut émis 365 parts de fondateur nouvelles attribuées à la Compagnie du Kivu en rémunération de sa prise ferme de l’augmentation de capital, portant le nombre de parts à 1.000 (maximum autorisé) (21-(1935 T3)-239 à 241). 

Le 5 juin 1934, le capital fut réduit à concurrence de 5 millions de francs et ramené de 7 à 2 millions, le montant de cette réduction devant être affecté à l’amortissement total des pertes de l’exercice 1933 et pour le solde à la constitution d’un fonds de prévision en vue d’un amortissement sur immobilisé. Les 14.000 actions de capital de 500 francs existantes furent converties en 14.000 parts sociales sans valeur nominale (21-(1935 T3)-239 à 241).

Participation(s) 

1928 - La Société participa à la constitution du Comité National du Kivu par la prise d’une part de 500.000 francs dans cet organisme (21-(1935 T3)-239 à 241).

1929 - En sa qualité d’actionnaire du Comité National du Kivu, elle participa à la constitution de la Société Immobilière du Kivu, au capital de 100 millions de francs, par la prise de 104 actions de 500 francs libérées de 20% ; elle reçut également et gratuitement 13 parts de fondateur (21-(1930 T3)-1066).

Evènement(s) 

En dehors de la concession apportée lors de la constitution de la Société, celle-ci acquit des terrains, plantations et concessions à Sake, Kahundu et Rutshuru, localités situées au Nord du lac Kivu. Des constructions en matériaux provisoires furent élevées ou reprises à Nya-Birehe, Rutshuru et Sake. Des immeubles en matériaux durables furent acquis à Kahundu, où elle possédait une ferme modèle.
Une partie des terrains et concessions acquises furent affectées à la culture du café ; d’autres, formés de vastes pâturages, furent, destinés à nourrir le cheptel que la Société reprit, et qui comprit déjà au 31 décembre 1927 de nombreuses tètes de gros et petit bétail.
Des offres de rachat de ses droits et de certaines de ses possessions situées dans le district du Kivu furent faites, mais, nonobstant les bénéfices très importants qu’elles auraient laissés, celles-ci furent déclinées pour ne pas tarir les sources mêmes de la prospérité de la Société.
La Société poursuivit activement le double but que mentionne la raison sociale ; plantations et élevage. Elle envoya au Kivu un personnel spécialisé pour la mise en valeur des plantations et pour l'élevage du cheptel. Les travaux des cultures de café et vivrières furent activement menés et de vastes pépinières furent établies.
Elle mit à la disposition de ses représentants en Afrique les capitaux nécessaires pour les achats de bétail sur place et espéra disposer, d’ici quelques années, d’un troupeau comprenant plusieurs milliers de têtes.
D’autre part, les agents s’occupèrent également de la vente, de marchandises européennes et de l’achat de produits africains, et travaillèrent en cette branche en connexion avec la Compagnie du Kivu (21-(1935 T3)-239 à 241).
 
1930 - Elle exploita ses plantations de café, son élevage de bétail, sa culture vivrière et sa basse-cour. Fin de la saison 1930, elle enregistra une première récolte de café. La même année, la basse-cour fut fortement éprouvée par une épidémie qui s’est répandue sur la région de Kahundu (21-(1930 T3)-1066).
 
1931 à 1933 - A la suite de la crise économique au Congo belge, la Société dut restreindre le champ de son activité « élevage » pour mieux favoriser l’extension de ses plantations de café Arabica. En 1933, la Société dut se résoudre à délaisser l’activité élevage par manque de débouchés intéressants, son activité principale devint ses plantations de café Arabica (21-(1935 T3)-239 à 241). 
 
1934 - L’AGE rejeta la mise en liquidation pour perte de plus de la moitié du capital et décida de réduire le capital (voir ci-dessus). La Société poursuivit son activité en l’exécution d’un nouveau programme en espérant des résultats intéressants ; les frais furent diminués et réduits au strict minimum pour mener à bien les activités conservées (21(1935 T3)-239 à 241).
 
1935 - Le nouveau programme ne subit pas de modification et le Conseil s’efforça de poursuivre la réalisation sans perdre de vue l’impérieuse nécessité de réduire davantage encore les frais généraux. De sérieux travaux restèrent à exécuter si la Société voulait obtenir un rendement rémunérateur des plantations ; les moyens financiers faisant complètement défaut, la Société-mère la Compagnie du Kivu apporta son concours à leur exécution. Le Conseil étudia un projet de réorganisation financière (21-(1936 T3)-18). 
 
1936 - L’extension des plantations de café fut activement poussée, elle avait une superficie d’environ 265 hectares. L’une des plantations fut atteinte d’avortement floral, mais le traitement de pyréthrine rendu obligatoire enraya ce mal, de sorte que des dégâts très graves furent évités. Le programme de la Société prévoyait la création de nouvelles caféières à concurrence de toutes les terres fertiles favorables à la culture du café. Les diverses dépenses engagées ne purent l’être que grâce à l’assistance financière de la Compagnie du Kivu, d’où il en résulta que la dette envers cette dernière fut encore sensiblement accrue. Le projet de réorganisation mis à l’étude en 1935 fut poursuivi avec la Société-mère (21-(1937 T2)-1032). 
 
1937 - L’entretien des caféiers continua et la Société poursuivit son programme d’extension de ses plantations, la superficie plantée des concessions au 31 décembre 1937 s’étendait à environ 320 hectares. La production du café marchand s’éleva à environ 30 tonnes. Quant à la dette, toujours croissante, aucune décision ne fut prise envers la Compagnie du Kivu, qui continua à prêter son concours. Les difficultés et les perturbations nouvelles, occasionnées par la dépression économique, ne permirent à la Société-mère de mettre au point le projet de réorganisation mis à l’étude. D’autres problèmes pour la Société se présentèrent ; la chute très sensible des cours de l’Arabica, et ceux des autres variétés, et les perspectives peu encourageantes du moment rendaient plus urgente encore la nécessité de prendre prochainement une décision relativement à la possibilité et à l’opportunité de poursuivre la réalisation de l’objet social. La Société espéra qu’avec le concours de la Société-mère, une solution pourrait intervenir dans le délai le plus bref (21-(1938 T2)-1250/51).
 

Dissolution et mise en liquidation 

L’AGE du 10 mars 1939 vota la dissolution et la mise en liquidation de la Société (21-(1939 T1)-1356).
La Compagnie du Kivu possédait à la liquidation 8.829 de parts sociales et 387 parts de fondateur (30-(1939 P 973).

🔝

Toute reproduction, totale ou partielle, sans autorisation expresse du propriétaire du site est interdite.
Les actions, titres anciens et documents financiers historiques présentés n'ont pas de valeur boursière, ils n'ont qu'une valeur de collection.