ndolo

Constitution

La société Chantier naval de N'Dolo « Chanado », fut constituée le 11 octobre 1927, avec un capital de 10 millions de francs représenté par 100.000 actions de capital de 100 francs. Le siège social était établi à Léopoldville et son siège administratif à Anvers.

Sur les 100.000 actions, 14.580 actions entièrement libérées furent attribuées à l’apporteur ci-dessous, les 85.420 autres actions restantes furent souscrites en espèces par :

La Société Commerciale du Centre Africains « SOCCA »,30.000 actions ; la Banque des Colonies, 8.960 actions ; le Crédit Colonial et Commercial « anc. L. et W. Van de Velde, 8.960 actions ; Mrs Joseph Muylle pour lui et un groupe, 4.250 actions ; Baron Edmond Kervyn pour lui et un groupe, 5.000 actions ; Joseph Schramme pour lui et un groupe, 3.250 actions ; Charles Valckenaere pour lui et groupe, 6.250 actions ; Louis Valckenaere pour lui et un groupe, 6.250 actions ; Georges Valckenaere pour lui et un groupe, 10.000 actions ; Bernard van den Berkhof van Kockengen, 2.500 actions. Un premier versement de 20% fut effectué et une somme de 2.135.500 fut mise à la disposition de la société (12-(05-06/12/1927)-14275).

34.168 actions de capital furent mises en vente par souscription publique au prix de 140 francs par titre du 12 au 29 mars 1928. 20.000 actions furent réservées aux porteurs des actions de capital de la Société Commerciale du Centre Africain « Socca » à titre irréductible à raison de 1 actions Chanado pour 3 actions de 500 francs, ou par 15 actions de 100 actions Socca, et à titre réductible également. Les 14.168 actions restantes ont pu être souscrites à titre réductible par le public (21-(1929 t1)-643).

 

Apport(s)

Mr. Pierre Verbeek, industriel à Kinshasa, fit apport à la présente société de :

1°) Un terrain industriel situé clans la circonscription urbaine de Léopoldville, au lieudit « Kinshasa » contre l'avenue Colonel Thys ;

2°) Divers bâtiments et constructions sur le terrain sous le n° 1 comprenant une grande maison d'habitation avec tout le mobilier la garnissant et un garage. La maison d'habitation susdite a été construite en brique et en ciment, de même que le garage ;

3°) Une installation de chantier naval, tel que raccordement au chemin de fer de la Colonie, une voie Decauville avec deux wagonnets, rails, deux chariots pour slip, câble en acier, groupe électrogène clopp, machine à vapeur ainsi qu'une voiture automobile Delage etc;

4°) Tous les droits que l'apportant possède sur le terrain ci-dessus ;

5°) Tous les droits que l’apportant pourrait faire valoir sur une bande de terrain sis sur une largeur de 20 mètres sur toute la longueur que le terrain à bail susdit occupe le long des rives du fleuve Congo ;

6) Du bénéfice de sa clientèle et relations commerciales, ainsi que de ses études et travaux d’organisation.

Eu rémunération des apports ci-dessus il fut attribué à M. Pierre Verbeeck 14.580 actions de 100 francs entièrement libérées (12-(05-06/12/1927)-14275).

 

Premier conseil d’administration

Pour la première fois, le nombre d’administrateurs fut fixé à neuf :

Mrs Pierre Verbeek, Armand Bailly, Joseph Muylle, le baron Edmond Kervyn, Henri Mayer, Georges Van de Velde, Charles Valcheneare, Louis Valcknaere, Georges Valckenaere (12-(05-06/12/1927)-14275).

 

Objet

La société avait pour objet, pour elle-même, pour le compte de tiers, particuliers, Etats, soit par elle-même, soit par l'entremise de tiers, soit conjointement, l'exploitation en Afrique et spécialement à Léopoldville-Est, au lieudit N'Dolo, d'un chantier naval, et de construction, réparation, achat et vente de bateaux, de matériel fluvial et accessoires; elle pouvait faire toutes opérations dans les limites les plus étendues se rattachant directement ou indirectement à la réalisation de son objet (12-(05-06/12/1927)-14275).

 

Modification du capital, évènement(s), participation(s), dividende(s), cotation, etc.,

Chanado, filiale de la Socca reprit et exploita un chantier de réparation de navires à Léopoldville-N’Dolo qui fut complété par des installations qui mis la société à même de faire face au développement croissant de la navigation fluviale au Congo. Les travaux du slip étaient en bonne voie d’achèvement. C’était douze voies parallèles de 128 mètres de long sur lesquelles manœuvraient six chariots, commandés mécaniquement par un moteur électrique de 67 CV ou manuellement, destinés à charger les bateaux à amener de la rive sur le chantier pour la révision des coques et les grosses réparations. Le slip était à même de mettre à sec, en un minimum de temps, les plus grosses unités fluviales du Congo.

Les ateliers et charpentes métalliques, avec parois en briques, furent installés à proximité du haut des slips. Ils comportaient des ateliers de mécanique, chaudronnerie, forge, menuiserie, magasins, etc., et couvraient une superficie de 600 mètres carrés. Ils étaient desservis par une voie ferrée et l’emploi des ponts-roulant avait été prévu.

En plus de l’activité consacrée à créer le chantier, la société avait entrepris une certaine activité commerciale. Elle avait effectué divers travaux de montage et de réparation de bateaux, remontage du sternwheeler Afrique de 500 tonnes ainsi que ses deux barges de plus de 400 tonnes et ensuite du sternwheeler à passagers Alphonse Fondère, demandé par la société John Cockerill. La société prit pendant ce premier exercice une participation dans la Société des Ateliers et Chaudronnerie J. Mathyssens, spécialisée dans la construction de certains types d’unités fluviales dont la Chanado fut appelées à faire le remontage au Congo (21-(1929 t3)-643).

 

Suite à la loi du 17 octobre 1945, établissant un impôt sur le capital, il fut créé au profit de l’Etat 5.000 actions de capital nominatives sans modification du capital.

 

Le 7 juin 1957, l’AGE décida de modifier la représentation du capital par 10.500 parts sociales sdv, l’échange s’effectua le 24 février 1958 à raison d’une part sociale pour 10 actions de capital de 100 francs, la même assemblée décida de modifier la dénomination sociale en Coloval (12-(18-19/11/1957)-28830).

 

En 1960, conformément à la loi du 17 juin 1960, la société décida de faire apport à une ou plusieurs sociétés de droit congolais à créer, de tout ou partie des branches d’activité de la société sur le territoire du Congo et d’avoirs nécessaires à l’exploitation de ses activités 12(08/07/1960)-20267).

 

En 1961, suite à la loi du 17 juin 1960, la société adopta le statut de société de droit belge et devint une société anonyme (12-(06/01/1962)-493).

 

La société exploita ses installations et fit certains investissements, le dernier, en 1957, fut une huilerie de palme à Bokolongo (Province de l’Equateur) qui devait être opérationnelle en 1958 et rapporter en 1959 mais malheureusement resta en veille suite à l’état des routes empêchant l’approvionnement de son usine, le matériel roulant et les pièces de rechange.

A part les deux premiers exercices et quelques exercices bénéficiaires,elle enregistra des pertes pour arriver en 1960 à une perte à nouveau de plus de 3 millions de francs (21-(1963 t3)-2116). 

 

Dissolution et mise en liquidation

Le 7 juin 1974, l’AGE décida la dissolution anticipée de la société et sa mise en liquidation. La liquidation fut clôturée le 23 décembre 1975 ; les actionnaires furent invités à échanger leurs titres contre la somme de 362 francs par titre Coloval (21-(1975 t2)-1185).