• Update: 20-02-2022 17:13

COMINEX - COMPAGNIE CONGOLAISE D'IMPORTATION ET D'EXPORTATION - S.C.R.L.

Constitution 

A l’initiative de la Compagnie Générale du Congo la COMINEX ''Compagnie Congolaise d’Importation et d’Exportation'' fut constituée le 15 décembre 1922 avec un capital de 8,5 millions de francs représenté par 17.000 actions de 500 francs ; sur ces 17.000 actions, 13.000 actions furent attribuées à la Compagnie Générale du Congo en rémunération des apports décrits ci-après. Les 4.000 restantes furent souscrites par les comparants suivants : 

Société anonyme Bunge, 2,200 actions ; La Commerciale Anversoise du Congo, 800 actions ; Société anonyme de Gérance et de Placements financiers, 275 actions ; Banque Centrale Anversoise, 400 actions ; Société des Usines Cotonnières Gand-Zele-Tubize, 50 actions ; Société en nom collectif « Ch. Lejeune », 50 actions ; Société des Anciens Etablissements Diomède Vanderhaeghen, 50 actions ; M. Jean-Frédéric Speth, 50 actions ; M. Pierre Marquis de Beaucorps, 50 actions ; M. Herman-William Marsily, 50 actions ; M. Joseph Muylle, 25 actions. 

Les titres souscrits furent entièrement libérés et la somme de 2 millions se trouva à la disposition de la nouvelle Société. 

Le siège social fut établi à Kinshasa et le siège administratif à Bruxelles.

Apport(s) 

La Compagnie Générale du Congo fit apport de plusieurs propriétés situées à Kinshasa, Basankusu, Coquilhatville, Buta et à Titulé ainsi que des biens meubles au Congo belge, du matériel fluvial, des marchandises que la Compagnie Générale du Congo possédait en Afrique et de l’organisation commerciale de la Compagnie Générale du Congo.

Premier conseil d’administration 

Administrateurs

MM. Marcel Berré, Pierre Clynans, Désiré De Schoonen, Franz Dupont, Willy Friling, Herman-William Marsily, Alexis Mois, Jules Renkin, Jean-Frédéric Speth, Paul Van den Ven. 

Commissaires

MM. Pierre Marquis de Beaucorps, Joseph Muylle, Clément Swolfs.

Objet 

Toutes opérations commerciales, industrielles, agricoles, immobilières, financières, maritimes, dans les limites les plus étendues, en Afrique et spécialement au Congo belge. Pouvoir faire les mêmes opérations en tous pays comme préparation ou comme conséquence des opérations faites en Afrique, ou lorsqu’elles avaient quelque autre rapport avec celles-ci. Pouvoir s’intéresser par voie de cession, apport, souscription, participation financière, prêt ou tout autre moyen, dans toutes sociétés ou entreprises dont l’objet social, ou qui étaient de nature à favoriser ou à développer son activité sociale ; pouvoir même se fusionner avec elles (30 - (1923) - 86 à 104).

Modification du capital, évènement(s), participation(s), dividende(s), cotation, etc., 

Le premier exercice social justifia les prévisions émises lors de la constitution de la Société. Ayant repris à la Compagnie Générale du Congo une entreprise remaniée permit à la nouvelle Société de se consacrer aux développements de ses affaires. Ses installations dans des régions intéressantes permirent de réaliser des chiffres d’affaires considérables pour l’exercice 1923.

En plus des opérations d’importation et d’exportation, elle s’occupa du commerce de vivres indigènes, appelé à avoir une importance en raison de l’utilisation sans cesse grandissante de la main-d’œuvre locale (21- (1925 T2) - 791).

Le 9 novembre 1925, les 17.000 actions de 500 francs furent transformées en 85.000 actions de 100 francs. Ensuite, le capital fut porté à 25 millions de francs par la création de 165.000 actions nouvelles de 100 francs, jouissance 1er janvier 1926, qui furent souscrites au pair par le Crédit Général du Congo; 92.000 actions furent mises en vente, par souscription publique, du 16 au 28 décembre 1925, au prix de 130 francs (21 - (1927 T1) - 599).

 

En 1927, la Société céda à la Société Commerciale et Agricole de l’Uélé ''Socouélé '' et à la Société de l’Equateur pour le Commerce, l’Industrie et l’Agriculture ''Secia'' respectivement ses sections de l'Uélé et de l’Equateur. Elle céda également l’exploitation de ses comptoirs du Mayumbe à la Société des Plantations du Mayumbe ''Soplama'', ses comptoirs du Bas-Congo à l’Alberta, et celle de la section de Stanleyville à la Compagnie de l’Est Africain Belge. Grâce à des arrangements qu’elle prit avec les groupes souscripteurs du capital Socouélé, et de celui de la Secia, les actionnaires Cominex purent souscrire une part d’actions de ces Sociétés (21 - ( 1929 T1)- 639/40).

La réalisation complète de ce nouveau programme nécessitant des moyens-importants, le capital fut porté, le 16 décembre 1927, de 25 à 50 millions de francs par création de 250.000 actions de 100 francs, jouissance 1er janvier 1928, qui furent souscrites au prix de 140 francs par le Crédit Général du Congo. Les anciens actionnaires purent souscrire, au prix de 165 francs par action, à titre irréductible à raison de 4 actions nouvelles par 5 actions anciennes et à titre réductible pour le solde éventuellement disponible (21 - (1929 T1) - 639). 

Durant les premières années de son existence, la Société exerça une activité commerciale s’étendant à diverses régions du Congo. Malheureusement, dès 1928, par suite de la crise, la Société fut amenée à cesser progressivement son activité commerciale (21 - (1937 T2) - 1014).

De 1928 à 1933, la Société dut faire face à la crise qui sévit au Congo ; ces exercices furent déficitaires pour en arriver à une perte de 25 millions de francs à la fin de l’exercice 1933.

L’Assemblée du 16 octobre 1934 décida de ne pas dissoudre la Société mais procéda à la modification du capital et accepta la proposition du Crédit Général du Congo ; détails ci-après : 

Réduction du capital à raison de 25 millions pour le ramener à 25 millions ; cette réduction fut affectée à des amortissements nécessaires et notamment à l’amortissement des pertes arrêtés au 31 décembre 1933. Ensuite, la Société décida de transformer les 500.000 actions de 100 frs par 50.000 parts sociales sans valeur nominale, les titres furent échangés dans la proportion d'une part sociale pour 10 actions de 100 francs.

Acceptation de l’apport fait par le Crédit Général du Congo de 500 actions série A de 500 francs et de 3.800 actions série B de 500 francs de la Société congolaise SYMAF (Syndicat Minier Africain) et de créer 20.000 parts sociales Cominex entièrement libérées qui furent remises au Crédit Général du Congo en rémunération de l’apport. Ces dernières parts eurent la même jouissance que les 50.000 nouvellement émises (21 - (1935 T1) - 55/56). 

 A la suite de la réorganisation financière, la Société se trouva dans des conditions favorables. En dehors des fonds investis dans le portefeuille et les participations financières, la Société disposa de disponibilités. Elle avait entre autres des participations dans les sociétés SYMAF ‘’Syndicat Minier Africain’’ qui fut consacrée à la gérance de ses filiales d’exploitation Symétain et Symor , Société de Recherche Minière du Sud-Katanga, les plantations de café Domaine de Cognée-Kavumu, Société Linéa-Idkwi et Plantations de Lukayo-Sake.(21 - (1936 T3) - 88/89).

En 1935, la Société participa à la constitution de l’Union Foncière Congolaise au capital de 15 millions de francs représenté par 30.000 actions de 500 francs dont 6.830 actions furent attribuées à la Cominex en rémunération de l’apport de son avoir immobilier au Congo belge. La Cominex avait également des intérêts dans la Compagnie Cotonnière du Bomokandi et la Société Générale de l’Etain ‘’Sogétain’’. La Société s’intéressa également dans la Compagnie Equatoriale de Mines (21 - (1937 T2) - 1015/16). 

Pour 1936, l’activité économique de la Colonie , le maintien de cours rémunérateurs pour les principales matières premières influencèrent les résultats des entreprises ou la Cominex détenait des participations. Les dividendes encaissés en 1936 furent sensiblement plus élevés qu’en 1935 (21 - (1937 T2) - 1015/16).

(21 - (1937 T2) - 1015/16)

Fusion 

Le 22 novembre 1937, la Société fusionna, par voie d’absorption, avec le Crédit Général du Congo ‘’Crégéco’’. La Cominex fit apport de tout l’actif existant au 31 décembre 1936. Pour cet apport, la Cominex reçut 50.000 actions Crégéco pour les répartir auprès des actionnaires à raison d'une action de capital pour une part sociale Cominex ; les 20.000 parts détenues Cominex détenues par la Crégéco furent annulées (21 - (1938 T2) - 394).

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